L’Homme est un animal politique disait Aristote.
Aujourd’hui il s’isole.
La vie commune se délite, chacun se replie dans son abri minuscule.
Je photographie des fragments de corps, un ventre, une épaule, …
Des morceaux isolés, suspendus, muets.
Ils ne forment pas un corps.
Mais je parle d’une autre chose, plus vaste, plus inquiétante.
Au fil des images, les contours s’estompent
Le corps devient tache, trait, lumière.
Il se dérobe, disparaît presque comme le lien social qu’il reflète.
Chaque image respire seule.
Etoile oubliée, Constellation éteinte.
Rien ne relie plus les points du ciel.
La carte du monde s’efface.
Dans la nuit le sens se disperse.